« yves-de-chartres-23 »


Description

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    Yves, évêque de Chartres

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    Gui le Rouge, comte de Rochefort et sénéchal du roi de France

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    après 1090 - avant 1116

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    n.c.

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    Lettre

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    Ivo, Dei gratia humilis Carnotensium episcopus, Widoni, regis(a) dapifero(1), salutem.

    Quia scio velle te laborare de componenda pace inter me et dominum meum regem, multas gratias tibi reddo. Sed quia haec pax non posset esse stabilis quamdiu voluerit in incoepto suo durare(2), consilium meum est adhuc exspectare, si forte Deus daret ei mentem bonam ut vellet consilium suum in melius commutare. Quod si facere vellet, scias omnia esse parata quae necessaria sunt ad faciendum divortium inter eum et novam conjugem suam. Vidi enim litteras quas misit domnus Urbanus apostolicus ad omnes archiepiscopos et episcopos regni sui(3) ut eum ad rationem mittant et, nisi resipuerit, ecclesiastica eum disciplina ad emendationem venire constringant. Hae quidem litterae jam publicatae essent, sed pro amore ejus feci eas adhuc detineri, quia nolo regnum ejus, quantum ex me est, adversus eum aliqua ratione commoveri(4). Haec omnia volo ut dicas domino nostro regi et secundum hoc quod apud eum inveneris mihi facias remandari. Vale.


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    domni regis al.

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    Gui le Rouge, comte de Rochefort (cant. Dourdan, arr. Rambouillet, Yvelines), voir Suger, Vie de Louis VI le Gros, éd. citée, p. 38 et passim. Il fut sénéchal de 1091 à 1101, date de son départ en Terre Sainte, puis de 1104 à 1106. A. Fliche, Philippe Ier, p. 320-326 . Sur cette famille, N. Civel, La Fleur de France, passim.
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    Son mariage avec Bertrade, voir lettre 15.
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    Lettre perdue. Il y est fait aussi allusion lettre 28. La teneur devait en être à peu près semblable à celle qui avait été envoyée à Renaud de Reims et à ses suffragants datée du 26 octobre 1092, éditée dans Le registre de Lambert d'Arras, éd. citée, A. 65.
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    Il répète ce même argument en s'adressant au roi, lettre 28.

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    Avranches, BM 243, 20rv
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    Montpellier, Ecole de médecine H 231, 12v
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    Troyes, BM 1924, 3

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    Yves, par la grâce de Dieu humble évêque des Chartrains, à Gui, sénéchal du roi, salut.

    Parce que je sais que tu œuvres pour établir la paix entre moi et mon seigneur le roi, je te rends largement grâce. Mais parce que cette paix ne pourrait être stable aussi longtemps qu'il voudra persévérer dans son entreprise, mon dessein est d'attendre encore, au cas où Dieu lui donnerait la bonne intention de vouloir rectifier son dessein. S'il voulait le faire, sache qu'a été préparé tout ce qui est nécessaire pour prononcer le divorce entre lui et sa nouvelle épouse. En effet j'ai vu la lettre qu'a envoyée le seigneur apostolique Urbain à tous les archevêques et évêques de son royaume pour qu'ils le ramènent à la raison et, s'il ne se repent pas, qu'ils le forcent par la discipline ecclésiastique à en venir à s'amender. Cette lettre aurait assurément été déjà publiée, mais pour l'amour de lui je l'ai fait tenir encore secrète, parce que je ne veux pas, autant qu'il dépend de moi, que son royaume soit pour aucune raison dressé contre lui. Tout ceci je veux que tu le dises à notre seigneur le roi et, selon ce que tu auras trouvé en lui, fais en sorte que ce me soit rapporté. Adieu.

Informations

Document

admin ydc (IRHT), dans  Yves de Chartres

Lettres d'Yves de Chartres, éd. G. Giordanengo (agrégée de l'Université), éd. électronique TELMA (IRHT), Orléans, 2017 [en ligne], acte n. 20960 (yves-de-chartres-23), http://telma-chartes.irht.cnrs.fr/en/yves-de-chartres/notice/20960 (mise à jour : 21/09/2017).